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Affaire Wazizi: Mais où se trouve donc la vérité?

Affaire Wazizi: Mais où se trouve donc la vérité?
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Ce 02 juin, le milieu de la presse a été frappé de plein fouet par l’annonce du décès d’un des leurs; Samuel  Ajekah Abuwe plus connu sous le nom de Samuel Wazizi. Près d’une semaine après, les circonstances de cette disparition sont à l’origine de nombreuses controverses. Les versions jusqu’ici présentées sont pleines de contradictions. Pour le moment, le seul point qui suscite l’adhésion totale est bel bien la mort de ce journaliste qui jusqu’au 03 août 2019 (date de son interpellation) exerçait pour la chaîne audiovisuelle Chilen Media  TV.

Dans un communiqué rendu public ce vendredi 05 juin, le capitaine de frégate Cyrille Serge Atonfack Guémo s’est érigé en faux contre certaines informations véhiculées jusqu’ici par certains médias qui soutiennent que le confrère Wazizi aurait péri sous le coup des tortures qui lui ont été infligée par des éléments des forces armées où il a été conduit après son interpellation par les éléments du commissariat de Muéa. Se fondant sur “le certificat de genre de mort délivré par l’hôpital militaire de Région N°1” , le chef de la division communication du Mindef, affirme que, Wazizi présenté comme “logisticien de divers groupes terroristes opérant sur les hauteurs de Mountains lions (Buéa)”, est “décédé des suites d’une sepsis sévère et non pas d’un quelconque acte de torture ou sévices corporels”.

Zone d’ombres…

Interpellé le 03 août 2019 puis mis à la disposition du 21eme Bataillon  d’Infanterie motorisé (Bim), Wazizi a “été transféré au Service central des recherches judiciaire de la gendarmerie nationale le 13 août 2019, en application des mesures usuelles” révèle le capitaine Atonfack. Poursuivant ses révélations, il affirme que le disparu dès son arrivée au siège de la Gendarmerie nationale “présentait un état fébrile pour lequel la division militaire, l’avait mis à la disposition de l’hôpital militaire de Région N°1 pour consultations et soins appropriés”. Seulement, cette déclaration est aux antipodes de celle faite quelques jours avant par le gouverneur de la région du Sud-ouest, Bernard Okalia Bilaï. “Samuel Wazizi a quitté sa région en très bonne santé et ne souffrait de rien au moment de son transfert à Yaoundé pour exploitation” déclarait le patron de la région du Sud-ouest aux Hommes de médias qui était allé à sa rencontre afin de faire la lumière sur les circonstances de la disparition de leur confrère. Une contradiction qui sème de nombreux doutes au sein de l’opinion public.

Autre cacophonie…

Dans son communiqué, le capitaine de frégate affirme que le Mindef a saisi la famille du défunt aussitôt que le décès est survenu et s’offusque d’ailleurs du fait que “celle-ci n’a depuis lors engagé aucune diligence pour les obsèques”. Faux! Rétorque la famille qui s’érige aussi en faux contre l’information contenue dans le communiqué susmentionné qui stipule que le défunt était resté en contact avec ses proches de Buéa et de Yaoundé tout au long de son séjour hospitalier. ”

Samuel Wazizi est donc décédé le 17 août 2019 soit environ deux semaines après son interpellation. Cette date de décès suscite beaucoup de questionnement quand on sait que son affaire est encore en cours devant le tribunal de grande instance de Buéa où ses avocats défendaient une procédure en habeas corpus la semaine dernière, compte déjà 14 audiences. Une véritable incohérence que n’a pas tardé de dénoncer un membre du conseil des avocats du défunt sur les antennes de RFI. ” Comment l’armée a laissé se poursuivre une affaire sachant qu’il était déjà décédé depuis plusieurs mois” s’est-il demandé.

Face à ces multiples versions qui s’affrontent les unes aux autres, le Président de la République par ailleurs Chef des armées, pourrait dans les prochains jours instruire une enquête pour faire la lumière dans cette affaire qui semble réserver beaucoup de surprises.

 


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