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Cameroun : Rentrée scolaire à deux vitesses

Cameroun : Rentrée scolaire à deux vitesses
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Aujourd’hui est jour de rentrée scolaire au Cameroun. Des milliers d’enfants du primaire et du secondaire reprennent les chemins de classe après trois mois de vacances.

Sac au dos, tenue et chaussures flambants neufs, tête bien coiffée, Mireille est accompagnée à son école par sa mère. Cette jeune élève du cours préparatoire, est impatiente de voir ses camarades. Elle presse le pas, le visage illuminé de joie.

Le cas de Mireille est illustratif du sentiment qui habite la majorité de ces élèves rencontrés dans la capitale économique, qui, ce matin, ont répondu présent à l’appel dans leur établissement scolaire.

Seulement, dans un contexte social marqué par une crise sociale et sécuritaire au Cameroun. La reprise des classes ne se fait pas au même rythme partout sur le triangle national. Dans les régions du Sud-ouest et du Nord-ouest, le back to school se fait très timidement.

Les élèves et leurs parents qui y résident, continuent à rester craintifs et tardent à regagner les temples de l’acquisition du savoir, ce en dépit de toutes les actions entreprises par le gouvernement et visant à les sécuriser et à leur faciliter le retour à l’école. Ce matin de reprise des classes, les portes du Lycée bilingue et du Lycée technique de Buéa sont restées fermées. Aucun enseignant, ni élève n’a été aperçu dans ces établissements situés à Molyko en plein cœur de la capitale de la région du Sud-ouest. Il faudra aller un peu plus loin à Kumba plus précisément au Lycée classique pour voir quelques élèves qui ont bravé cet énième appel au boycott de l’école lancé par les séparatistes.

A Nkambé dans le département du Donga Mantung, région du Nord-ouest, les élèves ont repris les classes en nombre très faible. Dans les régions du Sud-ouest et du Nord-ouest, le back to school se fait de manière très timide dans quelques écoles. Tandis que dans d’autres, les élèves, craignant les violences, continuent à se terrer dans leurs maisons dans l’attente de l’apaisement du climat social et la fin de cette crise qui persiste depuis 2016 et qui les prive d’éducation depuis trois ans déjà.

Selon certaines sources, des coups de feu auraient été entendus ce matin dans la ville de Bamenda, capitale régionale du Nord-ouest. Le bus d’un établissement scolaire aurait été criblé de balles. Une situation qui pourrait davantage compliquer la reprise des classes dans cette partie du pays.


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