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Changement climatique : premier sommet des banques de développement sur le climat en novembre à Paris

Changement climatique : premier sommet des banques de développement sur le climat en novembre à Paris
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La capitale française va accueillir le premier sommet des banques publiques de développement du monde en novembre prochain. Il s’agira d’un test décisif de leur engagement dans la lutte contre les effets climatiques.
Le sommet, partiellement virtuel “Finance in Common”, se tiendra les 10 et 12 novembre à Paris. Il  abordera le changement climatique et le rôle des banques publiques de développement sur des moyens durables de sauver l’économie.
Aussi sera-t-il également question de la reprise de la pandémie Covid-19. La secrétaire générale adjointe de stratégie de l’Agence française de développement, Audrey Rojkoff, a indiqué que la déclaration conjointe mentionnera ” “bien sûr” l’Accord de Paris sur le changement climatique”. Faisant allusion aux 450 banques publiques de développement qui représentent 10% des investissements mondiaux annuels, “ils ne sont pas tous prêts à aligner leurs flux financiers sur l’Accord de Paris», a-t-elle déclaré.
Les discussions actuelles portent sur l’ambition de la déclaration commune. A savoir, faire en sorte que toutes les banques publiques de développement s’engagent à s’aligner à court terme sur l’Accord de Paris ou à développer des stratégies à aligner dans les deux prochaines années. ” La décision prise par la Banque européenne d’investissement ( BEI) l’année dernière de mettre fin à tous les investissements dans les combustibles fossiles, d’ici à 2022,  était une étape importante”, a indiqué Iskander Erzini Vernoit, chercheur au groupe de réflexion E3G.
L’espoir étant de faire de la “Finance in Common” un moment fort de l’écosystème, qui suit le mouvement,  s’éloignant des combustibles fossiles et où “de nombreuses banques et autres institutions prendront des engagements similaires à ceux pris par la BEI “.
Dans l’avant-sommet, sont prévues : une conférence de recherche sur le rôle, le modèle d’entreprise, la gouvernance et l’impact des banques publiques de développement; une vitrine d’une dizaine de nouveaux projets de banques en réponse à la pandémie; et une déclaration politique commune traduisant la volonté des banques de contribuer à la reprise de la Covid-19 en déployant une finance durable. ” Le communiqué final étant limité par la nécessité de parvenir à un consensus, le succès du sommet doit être mesuré par les mesures prises par les banques individuelles et les sous-groupes pour prendre des engagements concrets tels que l’élimination progressive des combustibles fossiles”, a souligné Iskander Erzini Vernoit.
Les organisations de la société civile souhaitent que la déclaration commune inclut un libellé sur l’alignement complet sur l’Accord de Paris, d’ici à 2023, l’arrêt immédiat des nouveaux investissements dans les combustibles fossiles et l’élimination progressive des financements existant pour les combustibles fossiles et les infrastructures connexes d’ici à 2022, au plus tard, et l’internationalisation de la taxonomie récemment adoptée par l’Union européenne  sur la finance durable. Le message serait qu ‘”il y a une communauté de plus en plus convergente et c’est fantastique que tout le monde soit ici pour la première fois, et cela montre notre engagement collectif pour les ODD, vers la cible de 0,7, etc.”, a déclaré Nicolas Vercken, directeur des campagnes et du plaidoyer chez Oxfam France, se référant à l’objectif de dépenses d’aide des Nations unies de 0,7% de l’aide au développement par rapport au revenu national brut.
Le PDG de l’AFD, Remy Rioux, y voit “un signal d’espoir, [car] il existe un financement de qualité disponible à grande échelle pour des investissements durables. La transition vers l’investissement dans les énergies renouvelables crée des tensions dans tous les pays. Et probablement l’un des endroits où vous ressentez le plus concrètement ces tensions, ce sont les banques publiques de développement”. Il faudrait chercher à “réconcilier les inégalités avec le climat, avec les besoins de la population, en particulier dans les marchés les plus pauvres et émergents”.
Notant que les banques de développement détiennent un pouvoir énorme dans la conduite du changement. Remy Rioux appelle l’Europe et les multilatéraux à aider, accompagner, renforcer, fournir les ressources concessionnelles et à partager les méthodologies de financement durable avec les collègues d’IDFC, ainsi que les 450 institutions.
Noël Ndong

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