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Des poupées pour se réapproprier l’identité africaine

Des poupées pour se réapproprier  l’identité africaine
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Avec l’avènement de la mondialisation, certains peuples tendent à perdre leurs valeurs culturelles, à se faire assimiler. Face à ce constat, des initiatives se multiplient  pour permettre à ceux-ci de se réapproprier leurs repères et s’identifier par rapport  à leurs cultures, leurs racines.  

Parmi ces initiatives, la marque de poupées « Abena Dolls » de la jeune entrepreneur camerounaise et promotrice culturelle, Marie Abena. Ces poupées sont des poupées africaines, noires, albinos et métissées qui revalorisent la beauté  africaine. D’après sa promotrice, elles rassemblent la quasi-totalité des caractéristiques de la femme africaine à savoir « une femme bien dans sa chaire, qui a des cheveux crépus et qui a une teinte noire ».

Outre cela, les poupées « Abena Dolls » visent à combattre certains complexes entretenues par les femmes concernant leur forme physique, la couleur de leur peau… En rappelant aux femmes africaines leur originalité, ces poupées pourraient même combattre le « culte de la maigreur » et le phénomène de la dépigmentation de la peau qui semble très prisée par des personnes de sexes, d’âges et de classes sociales confondus ; de l’avis d’une certaine opinion.

Des réactions mitigées

En dépit de leur originalité, les poupées africaines peinent à faire l’unanimité. Selon certaines femmes que nous avons rencontrées, il était temps que leurs filles aient des poupées qui leur ressemblent et qui reflètent leur identité culturelle. Elles pensent que ces poupées viendront mettre un terme à la base aux complexes développés par la gente féminine. « Ces poupées sont très solides et durent plus, rien à voir avec ce qu’on nous vend depuis. En plus, elles vantent les richesses de l’Afrique » témoignait l’une d’elles. «  A travers ces poupées, on offre un modèle aux enfants auquel ils doivent s’identifier au niveau de la couleur de la peau, de la forme physique et du style vestimentaire »  ajoutera  Marie Abena. La majorité des enfants à qui nous avons présenté ces poupées sont immédiatement tombées sous leur charme. Seulement ce grand amour ne semble pas partagé par tous. Il existe quand même quelques personnes réfractaires qui continuent à afficher leur préférence pour les poupées importées.


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