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Développement : 15 statisticiens africains s’associent dans les données de genre

Développement : 15 statisticiens africains s’associent dans les données de genre
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Il s’agit d’un réseau financé par Data2X. Il réunit des statisticiens de tout le continent africain, les points focaux pour les données de genre dans leurs bureaux nationaux de statistiques.

L’initiative vise à fournir un espace permettant à ces statisticiens de partager les meilleures pratiques sur ce qui a fonctionné – ou échoué – dans leurs pays, ainsi que d’apprendre les dernières méthodologies de collecte de données sur le genre. ” Il s’agit de connecter et d’amener les gens à partager leurs connaissances”, a déclaré Shaida Badiee, directrice générale d’Open Data Watch.

Coordonné par le Centre africain de statistique de la Commission économique des Nations unies pour l’Afrique (CEA), l’une des intentions initiales du réseau, était d’aider les participants de tout le continent à assister à des conférences axées sur l’amélioration des pratiques de collecte de données sur le genre.

La première réunion s’est tenue en novembre 2019 à Accra, au Ghana. A cause de la  pandémie Covid-19, le réseau a plutôt organisé des webinaires. Les membres assisteront virtuellement au Forum mondial sur les données de l’ONU  en octobre.

Meriem Ait Ouyahia, la coordinatrice du réseau, collecte et partage des ressources avec les participants, grâce à une plate-forme régionale de partage d’informations appelée African statistical knowledge network, développée par la CEA. Il existe une sous-section de la plate-forme spécifiquement pour le Réseau africain de données sur le genre. Celle-ci est mise à jour avec de nouvelles publications, des cours en ligne et des événements.

Il existe également un forum permettant de discuter des défis auxquels sont confrontés les membres du réseau. Celui-ci compte actuellement 15 membres, représentant 15 pays africains: Afrique du Sud; Botswana; Côte d’Ivoire; Éthiopie; Ghana; Kenya; Lesotho; Malawi; Nigéria; Rwanda; Sénégal; Tanzanie; Ouganda; Zambie et Zimbabwe, qui ont été analysés dans une étude  d’Open Data Watch, qui a révélé que 48% des indicateurs relatifs au genre manquaient dans les données collectées pour ces pays.

Dans leurs bureaux nationaux de statistiques, les statisticiens collectent des informations telles que le nombre de filles inscrites à l’école, le nombre de femmes impliquées dans la politique et siégeant en tant que juges, ainsi que celui de femmes recevant un traitement contre le VIH, entre autres, points de données. Ces informations sont destinées à guider les décideurs politiques.

L’un des objectifs du réseau est de partager les expériences entre les pays.

Le Ghana, par exemple, prévoit de déployer un programme pilote pour collecter des données générées par les citoyens sur la violence à l’égard des femmes.  Un autre objectif est de rendre les données plus disponibles.

 

Noël Ndong


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