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Massacre de Ngarbuh: gouvernement et organisations internationales s’opposent sur le bilan

Massacre de Ngarbuh: gouvernement et organisations internationales s’opposent sur le bilan
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C’est sans doute l’actualité qui a le plus retenu l’attention de l’opinion nationale et même internationale. Le meurtre des personnes parmi lesquelles des femmes et enfants dans la localité de Ngarbuh situé dans le département du Donga Mantung, région du Nord-ouest, foyer des affrontements entre l’armée et les groupes séparatistes, a suscité une indignation collective. 

Au lendemain de la tragédie de Ngarbuh, une mission composée des représentants du HCR et de l’OCHA est descendue sur le terrain pour s’acquérir de la situation. Selon le bilan dressé ce 17 février par ces institutions onusiennes, 23 personnes ont été tués dans ce qui est désormais baptisé “Massacre de la Saint Valentin”. Parmi elles, deux femmes enceintes, 04 garçons et 11 filles âgés de moins de 18 ans et de moins de 5 ans, un nourrisson de 04 mois. Dans son résumé, le rapport précise que 22 personnes ont été tué au cours d’une action menée par l’armée et la 23e personne est décédée au lendemain du massacre dans un hôpital. Plus grave, certaines des victimes ont été brûlées vivantes, ce qui traduit une extrême cruauté de leurs bourreaux et remet au bout du jour l’urgence de résoudre pacifiquement la crise dans les régions du Sud-ouest et du Nord-ouest.

Dommages collatéraux 

Dans un communiqué radio-presse signé en date du 17 février 2020 par le Capitaine de Frégate et chef de la division communication au Mindef, Cyrille Atonfack Guemo, le Ministre Délégué à la Présidence Chargé de la Défense a “formellement” démenti ce qu’il a qualifié d'”allégations mensongères”. Il décrit la barbarie du 14 février à Ngarbuh comme “un malheureux accident, conséquence collatérale des opérations de sécurisation en cours dans la région”.

Selon sa version, “le 14 février 2020, un groupe de 06 éléments des Forces de Défense dont 04 militaires et 02 gendarmes renseignés par des repentis a effectué une approche de reconnaissance nocturne à pieds vers une habitation de Ngarbu transformée en camps fortifié, véritable base logistique de marchandises illicites, de réception des armements et munitions de tous calibres, et de stockage et revente de stupéfiants”.

Malheureusement, la mission de reconnaissance aboutira à un affrontement armé entre les forces de l’ordre et les occupants de l’habitation susmentionnée (qui ont engagé les hostilités). L’affrontement entraînera “l’explosion de plusieurs containers de carburant”. Il s’en suivra “un violent incendie” qui a attaqué les maisons voisines. c’est ainsi que 05 victimes innocentes dont “une femme et 04 enfants” trouveront la mort.

Où se cache la vérité?

Selon la Présidente du CPP, Edith Kah Walla, une victime ou plusieurs reste regrettable. Pour savoir de quel côté se trouve la vérité, il faut se demander qui a eu à mentir au préalable, pense-t-elle; se référant aux dérapages à Zelevet (située dans le département du Mayo-Tsanaga, région de l’Extrême-Nord) de certains éléments des forces de l’ordre qui ont abattu des femmes et des bébés.

 

 

 


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