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Municipales et législatives: entre boycott et menace de boycott

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Convoqué ce 10 novembre par le Chef de l’Etat, S.E Paul Biya, les élections municipales et législatives qui se tiendront le 09 février à venir, s’annoncent pleine de rebondissements et d’incertitudes. Malgré le dépôt effectif des candidatures le 25 novembre dernier, la participation de certaines formations politiques restent hypothétiques.

Arrivé deuxième aux élections présidentielles, le Mouvement pour la Renaissance du Cameroun créait la première surprise de cette course aux fauteuils législatifs et municipales. Au cours d’un point de presse donné au siège du parti, son leader Maurice Kamto annonçait à la grande stupéfaction la non-participation du parti à cette nouvelle sollicitation du suffrage populaire; appelant par la même occasion au boycott massif de cette élection.

Quelques jours plus tard, d’autres leaders de formations politiques se joindront au bal; mais cette fois-ci pour poser des conditions à leur participation. Premier sur la liste, le leader du Parti camerounais pour la Réconciliation national (PRCN), Cabral Libii se basant sur une série d’injustices subies par ses camarades lors de la constitution de leurs dossiers, conditionnera sa participation par l’octroi d’un délai supplémentaire de 15 jours. Le même délai sera demandé par Paul Eric Kingué du Mouvement Patriotique pour un Cameroun Nouveau (MPCN) et les motifs évoqués seront identiques.

L’autre participation qui reste hypothétique est bel et bien celle du Social Democratic Front, deuxième parti politique ayant plus de sièges au Parlement et de municipalités. Le Parti de John Fru Ndi conditionne sa participation par la résolution de la crise anglophone qui fragilise le climat social des régions du Nord-ouest et du Sud-ouest depuis 2016.

Les élections auront lieu le jour dit

Rien ne semble perturber le gouvernement, encore moins Elecam qui restent déterminer à organiser les élections en date. Dans l’une de ses sorties, le Conseil électoral s’est reconnu incompétent à proroger la date de dépôt de dossiers. René Emmanuel Sadi et Paul Atanga Nji respectivement ministre de la communication et ministre de l’administration territoriale feront eux aussi une sortie conjointe pour marteler la tenue effective des élections le 09 février à venir et botter en touche les requêtes du PRCN, du MPCN et du SDF.

A l’heure actuelle, rien ne présage le report de ces élections encore moins la prolongation de la période de dépôt des dossiers. Dans un contexte pareil , Cabral Libii, Paul Eric Kingué, Josua Osih mettront-ils leur menace de boycott à exécution? Pour certains observateurs politiques, nous ne sommes pas encore au bout des surprises.


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