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Vaccin conte le cancer du col de l’utérus : le Minsanté met fin à la polémique

Vaccin conte le cancer du col de l’utérus : le Minsanté met fin à la polémique
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Dans une correspondance adressée au Président de la Conférence épiscopale du Cameroun, le ministre de la Santé, le Dr Manaouada Malachie a tenu à taire toutes les polémiques et incompréhensions découlant de l’annonce d’une campagne de vaccination contre le cancer du col de l’utérus. Dans ces récentes sorties, Mgr Abraham Komé émettait des craintes sur la fiabilité de ce vaccin. Il suspectait ce dernier de comporter des substances qui pourraient participer à rendre sa cible stérile. Une suspicion qui rejoint une certaine opinion qui défend la thèse d’une volonté déguisée de réduire le taux de démographie en Afrique. Le prélat a d’ailleurs dans sa sortie de ce 5 novembre, invité les parents à refuser l’administration de ce vaccin à leurs enfants et ce, dans l’attente de l’avis favorable des Evêques qui attendent de voir clair dans cette affaire.

Face à cette position, le patron de la santé a dû monter au créneau pour apporter toutes les clarifications possibilités et rassurer la population quant à la fiabilité du vaccin en question. « J’ai l’honneur de vous faire connaître que le vaccin anti HPV n’est pas nouveau dans notre pays car il est déjà commercialisé en officine. Entre 2010 et 2012, ce vaccin a été administré avec succès à plus de 6800 jeunes dans le cadre du Cameroon Baptist Convention Health Services Gardasil project dans la région du Nord-ouest et continue d’être offert dans les formations sanitaires de leur zone d’intervention » expliquait-il. Se montrant encore plus rassurant, le Dr Manaouada Malachie affirme : « Une phase de démonstration de l’acceptabilité de ce vaccin a déjà été conduite dans notre pays entre 2014 et 2016 pendant laquelle 14 365 jeunes filles ont été vaccinées et aucune manifestation secondaire nous a été signalée à ce jour ».

Précisons que la plus haute autoritaire du pays a également mis un point d’honneur à l’aspect facultatif du vaccin anti HPV qui s’inscrit dans le cadre d’une volonté gouvernementale visant à réduire « l’incidence des cas de cancers du col et affections liées au HPV ». Administrer gratuitement, ce vaccin est déjà introduit dans au moins 128 pays, à en croire la correspondance du minsanté qui n’a pas manqué de solliciter le concours de Mgr Abraham Kome pour la phase d’administration du vaccin anti HPV. La réponse du prélat demeure attendue près d’une semaine après.


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